Journal · Courses au large · En ligne

Pourquoi Courses au large

Une histoire de vent et d'eau.

· Genèse

La voile, le windsurf, le kitesurf : j'ai toujours cherché à être sur l'eau, avec du vent et des vagues. Je suis presque né sur un bateau, et c'est ma famille qui m'a transmis cette passion. L'océan me fait cet effet-là depuis longtemps, il m'attire et il me calme en même temps.

Dans une vie précédente, j'ai été moniteur de voile, surtout en Méditerranée, sur des planches à voile et des Hobie Cat. J'enseignais la voile à des jeunes et à des moins jeunes, je partageais ma passion, et dès qu'on avait un moment on filait à l'eau pour naviguer et se tirer la bourre avec les autres moniteurs. Avec un faible pour les jours de « baston » : naviguer dans le vent fort, être sur le fil, c'est terriblement grisant.

Deux livres ont compté plus que tous les autres dans ma vie de marin. Le premier, c'est Seul autour du monde sur un voilier de onze mètres, de Joshua Slocum. Entre 1895 et 1898, il a fait le tour du monde seul à bord du Spray, un vieux sloop qu'il avait reconstruit de ses mains : personne ne l'avait fait avant lui. Le second, c'est La longue route, de Bernard Moitessier. En 1968, il prend le départ du Golden Globe, la première course autour du monde en solitaire et sans escale, sur un ketch baptisé Joshua en hommage à Slocum. Après le cap Horn, alors qu'il peut encore gagner, il renonce à remonter vers l'Angleterre et repart vers l'océan Indien puis le Pacifique, jusqu'à Tahiti, « parce que je suis heureux en mer, et peut-être pour sauver mon âme ».

Le parcours de Bernard Moitessier tracé en rouge sur le globe, de Plymouth jusqu'au sud de l'Afrique.
La longue route de Bernard Moitessier sur Joshua, de Plymouth vers le cap de Bonne-Espérance.

Depuis, d'autres ont pris le relais. Les marins qui partent aujourd'hui faire le tour du monde, seuls ou en équipage, m'impressionnent énormément. J'ai eu envie de les suivre de plus près, et de voir leurs routes sur la planète entière plutôt que sur une carte à plat. Alors j'ai fait Courses au large : un globe en 3D où l'on retrouve les grandes courses, leurs parcours, leurs records et les prochains départs.

Globe terrestre en 3D couvert des parcours colorés des grandes courses au large, avec la liste des courses à gauche.
Le globe de Courses au large, avec les parcours des grandes courses.
Le parcours de la Golden Globe Race autour du monde, par le cap de Bonne-Espérance et le cap Horn, avec sa fiche à droite.
La Golden Globe Race, sur le globe.

C'est un projet de passionné. S'il donne envie à quelqu'un de suivre sa première course, ou de monter un jour sur un bateau, j'en serai vraiment content.

J'écrirai la suite ici, au fil de l'eau.

Antoine, taraxe.com