Journal · Daron · En chantier

Pourquoi Daron

Ce que j'ai en tête depuis que je suis papa.

· Genèse

J'ai deux enfants, encore petits.

Depuis qu'ils sont là, il y a dans ma tête une petite voix qui ne s'éteint plus vraiment. Elle me rappelle un rendez-vous, une date, un papier à rendre. Elle se réveille surtout le soir, quand tout est enfin calme. On appelle ça la charge mentale. Avant, je trouvais le mot un peu grand. Plus maintenant.

Je sais aussi que, pendant très longtemps, cette voix, ce sont surtout les femmes qui l'ont portée. Les mères, les grands-mères, souvent sans que personne le remarque, parce que la société s'était organisée ainsi. Ce n'est plus tenable, et tant mieux. Être père aujourd'hui, c'est aussi prendre sa part de la liste, pas seulement « aider » quand on nous le demande.

Je ne m'en plains pas. Cette voix vient de quelque chose de beau : j'ai envie de bien faire. J'ai envie qu'ils puissent compter sur moi, et de ne jamais me dire que j'ai laissé passer quelque chose d'important pour eux.

Et plus j'avance, plus je me rends compte qu'on est bien seuls avec ça. Protéger nos enfants devrait être notre toute première priorité, et pourtant la société française ne s'est pas vraiment adaptée pour aider les parents à le faire. Chacun bricole avec ses notes, sa mémoire et beaucoup d'amour.

Je ne sais pas changer la société. Je sais faire des applications. Alors j'ai commencé Daron, ma petite pierre à l'édifice.

L'idée est simple : que les choses importantes ne reposent plus seulement sur ma mémoire. Enfin, soyons honnêtes : surtout sur celle de ma compagne. Pouvoir les poser quelque part, à deux, et qu'on me les rappelle le moment venu. Garder un peu plus de place dans ma tête pour le reste, pour eux.

J'écrirai la suite ici, au fur et à mesure, les réussites comme les ratés.

Antoine, taraxe.com